Comment les chagrins d’amour affectent votre coeur ?

Comment les chagrins d’amour affectent votre coeur ?

Comment les chagrins d’amour affectent votre coeur ?

Le “tako-tsubo” ou autrement appelé le “syndrome du coeur brisé” a été découvert dans les années 1990 au Japon. Selon une étude réalisée par des chercheurs de l’université britannique d’Aberdeen, avoir le coeur brisé ne n’abîme pas le moral. En revanche, le muscle cardiaque lui, serait touché dans la durée. Pas moins de cinquante-deux individus ont joint cette étude qui a durée quatre mois. Les résultats de cette étude prouvent que les conséquences de ce choc émotionnel durent. Tous les individus concernés par cette recherche était atteint du “syndrome du coeur brisé”, 92% d’entres eux étaient des femmes âgés en moyenne de soixante-six ans. Afin d’assurer le suivi les patients ont dû passer quelques échographies et scanners. Les chercheurs ont donc remarqués que le “syndrome du coeur brisé” avait touché de façon permanente le système de pompe du coeur. Ils ont pu remarquer que de petites cicatrices étaient observables sur le muscle du coeur. Cette conséquence est grave puisque, les cicatrices qui sont présentent à la surface du coeur diminue considérablement l’élasticité du muscle et l’empêche donc de se contracter de manière correct. Le ventricule situé à gauche, change de forme, le muscle diminué, ne parvient pas correctement à pomper le sang de l’organisme. Selon l’université d’Aberdeen, le “syndrome du coeur brisé” touche aux alentours de 3000 personnes au Royaume-Uni.

D’après Dana Dawson, chercheur à l’université d’Aberdeen et auteure principales de l’étude sur le “tako-tsubo”, “Nous pensions que les pensions que les personnes souffrant de cardiomyopathie tako-tsubo se rétablissaient sans intervention médicales.” Dans un communiqué publié par l’université d’Aberdeen elle déclare : “ Nous avons montré que cette maladie provoque des dommages pendant bien plus longtemps que ce que nous pensions”.

“C’est une maladie dévastatrice qui peut frapper des personnes d’ordinaire en bonne santé” admet Jeremy Pearson, médecin au sein de la British Heart Foundation. “ Il n’existe pas de traitement à long terme pour les patients qui en souffrent, car on pensait, par erreur, qu’ils s’en remettraient complètement” déclare t-il.

Diagnostic

Avec le “syndrome du coeur brisé”, l’électrocardiogramme montre des attributs d’infarctus, l’échocardiographie lui, montre un semblant de “ballonisation” qui est typique du ventricule gauche du coeur. Plusieurs microARN sont constatés dans le sang des individus alors que lors d’un infarctus le taux est bas. La coronarographie, permet d’observer des artères qui sont saines. L’IRM cardiaque lui, permet d’observer des images très allusives : la forme du ventricule gauche qui change, un oedème myocardique dénué de nécroses et de fibrose.

Dans un tier des cas, le syndrome touche les deux ventricules et plus rarement il peut faire apparaître une akinésie (c’est une immobilité de la paroi myocardique qui intervient durant la contraction).